Brême investit massivement dans l'éducation préscolaire : près d'un demi-milliard d'euros sont alloués chaque année aux crèches, soit 100 millions d'euros de plus qu'au début de la législature en 2023. L'accent est mis sur la qualité : le soutien linguistique pour les enfants d'âge préscolaire deviendra obligatoire grâce à un amendement législatif prévu.

Afin de permettre une évaluation et un soutien plus ciblés du développement du langage, un nouvel outil d'évaluation des compétences linguistiques sera mis en place pour la rentrée en maternelle. Parallèlement, à partir de 2026, les maternelles et les écoles primaires collaboreront plus étroitement pour faciliter les transitions. Le sénateur chargé de l'enfance et de l'éducation, Mark Rackles, souligne : « Pour cette seule année de maternelle, nous avons augmenté les dépenses consacrées au soutien linguistique à 7,7 millions d'euros. Il est primordial pour moi que ces programmes bénéficient réellement aux enfants, car les bonnes maternelles offrent de réelles opportunités à chaque enfant. C'est pourquoi nous avons considérablement simplifié la procédure d'inscription. »

L'offre de services de garde d'enfants demeure à un niveau élevé

Pour l'année scolaire 2026/27, Brême a de nouveau rempli ses obligations légales en matière de places en structure d'accueil pour enfants. Au total, 25 131 places sont disponibles : 6 293 en crèche et 18 838 en école maternelle. Brême facilite ainsi l'accès à la garde d'enfants pour les familles et permet à un nombre nettement plus important d'enfants d'être accueillis. Durant la période d'inscription principale, jusqu'au 31 janvier 2026, 5 642 enfants ont été nouvellement inscrits. Au 1er août, ce nombre s'élevait déjà à 6 811 (3 512 en crèche et 3 299 en école maternelle). Des vidéos explicatives et des options d'inscription simplifiées et multilingues sur le portail de la petite enfance ont permis à 1 169 familles supplémentaires d'inscrire leur enfant après la clôture des inscriptions.

380 enfants toujours sans contrat de garde d'enfants

Au 14 août 2026, 94,4 % des 6 811 enfants nouvellement inscrits disposaient d'un contrat de garde. Seuls 1,7 % des enfants figuraient sur le portail centralisé d'affectation, ce qui signifie qu'ils avaient initialement reçu trois refus de la part des structures d'accueil de leur choix. Compte tenu des places disponibles à proximité de leur domicile, on peut supposer que ces enfants seront également placés prochainement. D'autres enfants sont sur liste d'attente ou se sont inscrits récemment. Globalement, le nombre d'enfants sans contrat de garde a considérablement diminué par rapport aux années précédentes : de 1 623 en 2024 à 1 166 en 2025, et à 380 actuellement.

Le taux de garde d'enfants a également continué d'augmenter : en 2026, il était de 30,4 % en crèche (contre 29 % l'année précédente) et de 90,8 % en maternelle (contre 87,5 % l'année précédente). Cette hausse a été particulièrement marquée chez les enfants de 3 à 4 ans depuis 2023, passant de 74 % à 87 %.

Le soutien linguistique est renforcé

Brême renforce progressivement le soutien linguistique dans les crèches et garderies : à compter du 1er janvier 2027, un outil d’observation et de documentation, tel que le programme Basik, validé scientifiquement, sera mis en place. Ce dispositif permettra de suivre le développement des enfants. Dans la foulée, le soutien linguistique pour les enfants d’âge préscolaire deviendra obligatoire pour l’année scolaire 2027/28, suite à la modification de la loi scolaire de Brême (BremSchulG), actuellement en cours d’examen.

Le besoin de soutien linguistique demeure élevé

Le soutien linguistique bénéficie également d'un important renforcement financier. Les investissements qui lui sont consacrés passent de 2,9 millions d'euros (2021) à 7,7 millions d'euros cette année. Ceci permettra, malgré l'augmentation du nombre d'enfants identifiés comme ayant besoin d'un soutien linguistique selon le test Primo, de continuer à proposer un accompagnement linguistique supplémentaire en petits groupes directement dans les structures d'accueil de la petite enfance. Les besoins en soutien linguistique restent élevés : au cours de l'année scolaire 2025/26, 3 063 enfants ont été identifiés comme ayant besoin d'un soutien linguistique, contre 3 004 l'année précédente. Parallèlement, le nombre d'enfants nécessitant un soutien linguistique et ne disposant pas d'une place en structure d'accueil de la petite enfance a légèrement diminué : il est passé de 246 l'année précédente à 226 en 2026.

Les garderies et les écoles primaires collaborent plus étroitement

Dès cette année scolaire, tous les jardins d'enfants et les écoles primaires sont organisés en réseaux. Les 318 jardins d'enfants et les 94 écoles primaires renforcent également leur collaboration autour du programme scolaire de 0 à 10 ans. Ceci permettra d'assurer une meilleure continuité dans le parcours éducatif de la petite enfance à l'école primaire et d'accompagner plus efficacement les transitions.

Expansion des garderies axée sur une perspective régionale

Les places disponibles sont actuellement occupées à environ 93 % (89 % en crèche, 94 % en maternelle). Si la demande est légèrement inférieure à Hemelingen, Osterholz et Vegesack, les places à Oberneuland, Findorff et Schwachhausen sont particulièrement prisées cette année en maternelle.

Brême gère stratégiquement l'augmentation du nombre de places en crèche en collaboration avec les structures d'accueil, en fonction de la demande et de l'évolution démographique. Cette approche permet d'atténuer les pénuries régionales, de garantir l'accès à une garde d'enfants à proximité du domicile et d'éviter les situations de surcapacité non rentables. Lorsque la demande le permet, le nombre de places est réduit – par exemple, par le démantèlement de structures temporaires, la restructuration des structures surchargées ou la conversion de programmes existants – en concertation avec les structures d'accueil. De ce fait, le nombre total de places disponibles n'a augmenté que légèrement ces derniers temps.

Nouveaux bâtiments et agrandissements prévus pour l'année scolaire 2026/27 à la maternelle

Cinq installations ont été ou sont en mesure d'être mises en service depuis début 2026.

  • Draki Kita Am Kaffee-Quartier à Walle, ouvert le 1er janvier 2026
  • Le centre pour enfants et familles Steingut Kids ouvrira ses portes le 1er juin 2026
  • AWO Kita Upp'n Barg, ouvert le 1er août 2026
  • Le Centre pour enfants et familles Sankt-Jürgen-Straße, situé dans la banlieue est, a ouvert ses portes le 1er août 2026
  • Le Centre pour enfants et familles Delmestraße, situé dans le quartier de Neustadt, un bâtiment de remplacement, ouvrira ses portes le 1er août 2026

De plus, de nombreuses extensions ont été construites.

Recrutement et fidélisation des travailleurs qualifiés

Brême a atteint un niveau record en matière de formation et de qualification de personnel qualifié. La pénurie de professionnels qualifiés, qui était encore très marquée récemment, a quasiment disparu. En 2026, 462 personnes ont obtenu leur certification d'État d'éducateur de la petite enfance (soit une hausse de 34,4 % par rapport à 2021 et de 5,2 % par rapport à l'année précédente). Ce chiffre représente un record historique. Entre 2020 et 2025, 418 personnes supplémentaires ont été préparées à occuper des postes d'encadrement au sein de groupes grâce à des programmes de qualification.

Le nombre de professionnels de la petite enfance continuera d'augmenter cette année. Grâce à la simplification significative des procédures de reconnaissance des qualifications étrangères, la SKB (Société suisse des professionnels de la petite enfance) prévoit environ 150 candidatures pour des postes d'éducateurs et d'assistants sociaux en 2026.

Plus d'argent pour les garderies et les prestataires

Les dépenses consacrées aux structures d'accueil de la petite enfance ont augmenté, passant de 329 millions d'euros à 457 millions d'euros par an depuis 2021. À compter d'août 2026, les structures financées par des programmes de référence et de lignes directrices (généralement des organismes indépendants et à but non lucratif ou des associations de parents d'élèves) recevront 1,5 million d'euros supplémentaires par an pour leurs frais de fonctionnement. L'augmentation de la rémunération du personnel pédagogique se traduira par 800 000 euros supplémentaires pour ces seules structures financées par les lignes directrices en 2026. Au total, 28 projets à Brême, représentant un montant de 4 millions d'euros, pourront être financés par les programmes d'investissement fédéraux en 2026. Par ailleurs, une politique de protection de l'enfance interne pourra être mise en œuvre dans dix structures d'accueil de la petite enfance à Brême. La révision des lignes directrices relatives aux investissements dans la petite enfance permettra d'élargir le financement et de simplifier la procédure de demande. Outre l'équipement opérationnel, les mesures d'amélioration de la qualité et de numérisation seront également éligibles au financement.

Perspectives : Renforcer l’éducation, l’implication parentale, la qualité et l’éducation aux médias

Même après la rentrée scolaire, Brême poursuit le développement de l'éducation préscolaire. Dès 2027, le programme InRa modernisera la formation des éducateurs de la petite enfance ; il prévoit notamment un volet pratique plus important, le BAföG (programme fédéral de prêts étudiants) et l'intégration de l'apprentissage et du développement des langues comme module obligatoire pour tous les stagiaires, partie intégrante de leur formation.

Suite à une phase de travail collaborative avec les structures d'accueil de la petite enfance de Brême au sein du Groupe de travail 78, la sénatrice chargée de l'Enfance et de l'Éducation a présenté un projet d'accord qualité, actuellement en cours de finalisation. L'objectif est d'améliorer la qualité de l'accueil, d'optimiser le temps d'apprentissage et de réduire durablement les pénuries de personnel. La coopération avec les parents sera également renforcée. Un projet d'accord à ce sujet est également en cours de finalisation. Par ailleurs, Brême initiera les enfants à une utilisation responsable des outils numériques dès leur plus jeune âge et de manière adaptée à leur âge. Un cadre initial a été élaboré et est en cours d'extension au milieu scolaire, conformément au Plan d'éducation pour les enfants de 0 à 10 ans.

Source : Un demi-milliard d'euros pour les crèches – Bureau de presse du Sénat, 3 septembre 2026