Un démarrage plus précoce pour de meilleures perspectives : à Brême, le soutien linguistique avant l’entrée à l’école sera obligatoire. La nouvelle « Loi visant à renforcer le soutien linguistique obligatoire en maternelle » a pour objectif d’offrir aux enfants un accompagnement plus précoce et plus ciblé, avant que les difficultés ne rendent leur entrée à l’école plus complexe.

La nouvelle loi adoptée par le Sénat de Brême constitue une première étape vers une éducation de qualité. Elle vise à offrir un soutien plus ciblé aux enfants avant leur entrée à l'école. Le langage est essentiel à la réussite scolaire et détermine leurs perspectives d'avenir. Le sénateur chargé de l'enfance et de l'éducation, Mark Rackles, souligne : « De nombreux enfants ont besoin d'un soutien précoce et fiable pour l'acquisition du langage. Quiconque se soucie réellement de l'égalité des chances en matière d'éducation se doit d'offrir aux enfants un soutien suffisant. Nous mettons aujourd'hui en place les conditions nécessaires à cet effet. Aucun enfant ne doit être laissé pour compte. »

Les besoins de soutien restent élevés

Les derniers résultats des tests confirment la persistance d'un besoin élevé de soutien : en 2025, 49,2 % (2 740 enfants) des enfants d'âge préscolaire testés à Brême et 58,5 % (946 enfants) à Bremerhaven présentaient un besoin de soutien linguistique. Ce besoin est particulièrement élevé chez les enfants ne fréquentant pas de structure d'accueil : à Brême, il atteignait 84,8 % (235 enfants) en 2025. Les tests Primo, administrés après l'inscription scolaire, confirment également un besoin important de soutien, avec environ 43 % des enfants qui en font état.

Quels sont les points clés de la modification législative ?

La loi établit des directives claires pour le soutien du langage en maternelle :

  • Début plus précoce : L’obligation de participer à des mesures de soutien linguistique commence généralement au moins douze mois avant la rentrée scolaire.
  • Démarrage scolaire prolongé pour les enfants ayant des compétences limitées en allemand : Les enfants n’ayant aucune ou très peu de compétences en allemand devraient bénéficier d’un soutien linguistique 18 mois avant leur entrée à l’école.
  • Étendue minimale obligatoire : L’obligation de fournir un soutien linguistique stipule un minimum clair de 20 heures par semaine et se déroule au sein de la garderie.

Cela garantit aux enfants une exposition suffisante et régulière à la langue allemande dès leur plus jeune âge, surtout s'ils n'ont pas fréquenté de garderie auparavant. Cela améliore considérablement leurs chances de réussite scolaire.

L'année de transition Kita demeure un instrument important

Outre les dispositions légales, le placement des enfants en crèche par la municipalité – par exemple, via l'année de transition déjà mise en place – demeure un outil important. Cependant, l'expérience montre qu'une année de soutien est souvent insuffisante, notamment pour les enfants ayant des compétences très limitées en allemand.

Conditions préalables à la réussite éducative inclusive

Cet amendement constitue la première mesure de l'initiative qualité du sénateur chargé de l'Enfance et de l'Éducation, visant à accroître le temps d'apprentissage effectif dans les crèches et les écoles. Grâce à cette nouvelle loi, Brême renforce systématiquement les conditions d'une réussite scolaire inclusive : les enfants bénéficieront plus tôt, de manière plus intensive et selon un calendrier plus prévisible, du soutien nécessaire pour une scolarisation équitable. Le projet d'amendement sera examiné par la commission de l'Enfance et de l'Éducation le 2 juin 2026. Après consultation publique et vote, il devrait être adopté par le Parlement de Brême lors de ses première et deuxième lectures fin 2026. La nouvelle réglementation s'appliquera donc aux enfants présentant des besoins spécifiques en matière de soutien linguistique dès la rentrée scolaire 2027/28.

Source : Un démarrage précoce pour de meilleures opportunités : le soutien linguistique devient obligatoire – Bureau de presse du Sénat, 26.05.2026